Flore ornementale de Nouvelle Calédonie. Horticulture, botanique et histoire

Francis Lemaire

L’amateur de végétaux pourra satisfaire sa curiosité et augmenter ses connaissances en botanique en parcourant cet ouvrage de Gildas Gâteblé.

Composé de 624 pages, il fait le point sur les richesses de la flore néo-calédonienne, assez peu connue en France, sans négliger pour autant les aspects économiques et historiques.

Sur le plan de la botanique, « Flore ornementale de Nouvelle Calédonie » présente :

– une somme des connaissances actuelles sur la biodiversité végétale de l’archipel (700 espèces décrites sur 3371) et sur sa spécificité. En effet, de nombreuses espèces sont endémiques (74,7%) : parmi les plus connues, citons l’exemple du genre Araucaria (17 espèces endémiques sur les 21 connues dans le monde).

– La description d’une espèce « primitive » endémique, Amborella trichopoda, Baill. Qui est la plante sœur de toutes les plantes à fleur connues actuellement.

Sur le plan de l’horticulture, chacun des 700 taxons décrits possède une fiche où sont données les techniques de multiplication et de culture en vue d’obtenir des plants pour la re-végétalisation des exploitations minières et pour les plantations dans les espaces verts publics et privés de l’archipel.

Sur le plan ornemental, cet ouvrage est original par le classement des espèces décrites d’après leur valeur ornementale pour les espaces verts de Nouvelle Calédonie et comme plantes d’intérieur, en 4 groupes :

. les incontournables : plantes ornementales d’intérêt économique  et ornemental éprouvés : par exemple, les genres Araucaria, Ficus, Metrosideros, Oxera, Sophora….

. les espoirs : plantes d’intérêt ornemental reconnu mais conditions de multiplication de culture et d’utilisation à préciser. Par exemple, les genres Pittosporum, Abutilon,….

. les incertaines : plantes d’intérêt ornemental mais manque de données sur les conditions de culture. Par exemple, le genre Cassia.

. les recalées : plantes d’intérêt ornemental mais de multiplication et culture difficiles et de vitesse de croissance incompatibles avec une filière d’intérêt économique. Par exemple, genre Melaleuca.

1700 illustrations permettent de visualiser de façon claire les descriptions des espèces.

Des plantes visibles à Paris

L’auteur Gildas Gateblé a une formation horticole, ingénieur de l’ENITHP Angers (1998), est aussi un ancien collaborateur de la SNHF. Il est ingénieur de recherches à l’Institut Agronomique Néocalédonien depuis 2003.

Il conduit des recherches sur la valorisation des plantes endémiques de Nouvelle Calédonie pour l’horticulture ornementale et les aménagements paysagers. Notamment, le genre Oxera a retenu son attention car il renferme une espèce, la liane royale (Oxera pulchella subsp. grandiflora lamiacées). C’est en effet, une des rares espèces endémiques qui a été valorisée à la fin du XIXe siècle en Europe principalement.

Il a développé un programme d’amélioration et d’hybridation de cette liane afin d’obtenir des hybrides plus ornementaux par leur floraison.

Les plantes de Nouvelle Calédonie sont visibles dans la serre de Nouvelle Calédonie du Jardin des Plantes au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

 

Flore ornementale de Nouvelle Calédonie

Horticulture, botanique et histoire

Par Gildas Gateblé

Au vent des Iles. Éditions Tahiti

I.A.C. Institut Agronomique Néocalédonien

75.18 €

 

 

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