Les plantes et l’Anjou : une histoire de 5 siècles

Yves Lespinasse

 

 

Le pôle Végépolys est le résultat de plusieurs siècles de voyage de plantes, de conditions naturelles favorables et d’un savoir-faire des Angevins. Dès le XVe siècle, le roi René introduit des plantes qui se sont adaptées dans ce territoire aux sols diversifiés et au climat océanique, tempéré. Progressivement, la diversité végétale s’est développée avec l’introduction de nombreuses plantes et graines depuis le port de Nantes.

Le XIXe siècle a été le siècle de la naissance de l’horticulture, en Anjou. André Leroy, premier grand pépiniériste angevin, édite un catalogue de sa pépinière en cinq langues. À cette époque, Angers est déjà considérée comme la ville des fleurs, le végétal s’exporte via la Loire.

En 1902, un premier laboratoire est créé, la station oenologique de Maine-et-Loire, qui rejoindra l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) à sa création en 1946. À la fin du XXe siècle, le développement de la recherche et de l’enseignement supérieur, qui a joué très vite la carte de l’innovation en lien avec les entreprises, a donné naissance à un pôle d’excellence, le pôle végétal. Il rassemble les fruits et légumes, les plantes médicinales et aromatiques, la viticulture, l’horticulture ornementale, les semences, la cidriculture et le champignon.

Le XIXe siècle a été le siècle de la naissance de l’horticulture, en Anjou. André Leroy, premier grand pépiniériste angevin, édite un catalogue de sa pépinière en cinq langues. À cette époque, Angers est déjà considérée comme la ville des fleurs, le végétal s’exporte via la Loire.

En 1902, un premier laboratoire est créé, la station oenologique de Maine-et-Loire, qui rejoindra l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) à sa création en 1946. À la fin du XXe siècle, le développement de la recherche et de l’enseignement supérieur, qui a joué très vite la carte de l’innovation en lien avec les entreprises, a donné naissance à un pôle d’excellence, le pôle végétal. Il rassemble les fruits et légumes, les plantes médicinales et aromatiques, la viticulture, l’horticulture ornementale, les semences, la cidriculture et le champignon.

Le végétal locomotive de l’économie régionale

En 2005, ce pôle a été labellisé pôle de compétitivité. Il a pris pour nom Végépolys. Il rassemble la recherche, l’enseignement supérieur et les entreprises. Cet écosystème fonctionne dans l’esprit du Conseil européen de Lisbonne (2000) qui a affirmé que l’Europe devait devenir l’Europe de la connaissance, à l’horizon 2010. L’objectif est de produire plus pour nourrir la planète, produire mieux avec moins d’intrants (engrais, produits phytosanitaires de synthèse…), avec des productions plus robustes face aux aléas climatiques, aux ravageurs et maladies. La volonté est de positionner les Pays de la Loire dans les champs européen et mondial, tant au niveau scientifique qu’économique.

Dans les champs européen et mondial

La dimension culturelle et touristique du végétal est une autre force de l’Anjou. Au fil de la Loire, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, les territoires sont tapissés par une diversité de cultures. « Une vallée des jardins et des paysages » est à découvrir. Le parc à thème Terra Botanica, premier parc végétal d’Europe, a ouvert en 2010. D’une superficie de 18 ha, il est une vitrine de l’Anjou, « un vaste espace à ciel ouvert lui permettant de valoriser son savoir-faire, son identité culturelle ». Il devrait devenir au fil des années, l’atout-maître du tourisme en Anjou.

La rencontre des Ligériens avec la filière végétale, et en particulier les jeunes pour qu’ils viennent s’y former, est un enjeu de Terre des Sciences – centre de culture scientifique, technique et industrielle, qui propose la découverte de la science en train de se faire, de l’innovation « naissante », des métiers et des formations. Ce centre est piloté par Jean-Luc Gaignard l’auteur de l’ouvrage « Du roi René à Végépolys ».

Ainsi, le pôle de compétitivité Végépolys avec la Loire et le parc Terra Botanica, sont des atouts pour Angers et l’Anjou, en Pays de la Loire. Le végétal est véritablement la locomotive de l’économie régionale qui entraîne de nombreuses filières dans son sillage.

Du roi René à Végépolys

Les plantes naissent et fleurissent en Anjou

Cet ouvrage, merveilleusement illustré, comprend 4 chapitres :

Le végétal en Anjou, une longue histoire, des conditions naturelles exploitées par les hommes ; la création de Végépolys, un atout pour le développement du végétal en Anjou ; le végétal, un atout culturel et touristique à valoriser ; des perspectives pour le végétal en Anjou – Pays de la Loire, dans le contexte mondial.

L’ouvrage est préfacé par Jacques-Antoine Cesbron, Président du Pôle de compétitivité Végépolys. Un comité de lecture a apporté sa contribution. Pensé comme une « boîte à outils », il rassemble 47 thèmes, 26 zooms, des définitions et 500 photographies. Il s’adresse aux différents publics qui veulent découvrir cette filière, cet écosystème, ce territoire, ses perspectives.

L’auteur, fils de viticulteur de l’Anjou, ingénieur de recherche, a écrit cet ouvrage à partir de son vécu comme acteur ou témoin, durant les 40 années de sa carrière à l’Inra, ainsi qu’à partir d’archives et d’interviews. Impliqué dans la dynamique du pôle végétal dès les années 1980, Jean-Luc Gaignard a cofondé en 1992 Terre des Sciences et dirige ce centre depuis sa création.

Jean-Luc Gaignard – Co-édition Terre des Sciences, Terra Botanica, Végépolys, mai 2016, 180 p.

www.terre-des-sciences.fr

ISBN 978-2-95-281011-1