La chayote, une cucurbitacée grimpante à tester
Originaire d’Amérique centrale, domestiquée par les Aztèques et les Mayas, la chayote, Sechium edule, a conquis toutes les zones tropicales et subtropicales à partir du XVIIIe siècle. En fonction de sa zone de production et de la partie consommée, les appellations sont très diverses. Quand on consomme les fruits, on la nomme « chouchou » à La Réunion et à l’Ile Maurice, « christophine » aux Antilles françaises et en Guyane, « chouchoutte » en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, ou encore « mirliton » à Haïti… Quand ce sont les feuilles, on l’appelle alors « brèdes chouchou » à La Réunion et à l’Ile Maurice et, dans le cas des tubercules, « chinchayote » ou « patate chouchou » à La Réunion ou « ichintal » en Amérique centrale. Parmi toutes ces appellations, la dénomination « chayote » semble être la plus ancienne.


La consommation de chayote crue ou cuite a récemment augmenté en raison de ses propriétés nutritionnelles : elle est pauvre en calories (19-31 kcal/100 g) et constitue une bonne source de fibres et de minéraux tels que le potassium et le calcium. Notons que les feuilles et les fruits sont également utilisés comme médicaments. Par ailleurs, la chayote est un fruit non climactérique dont les caractéristiques organoleptiques ne changent pas de manière significative après la récolte et pendant le stockage. La germination prématurée de la graine à l’intérieur du fruit est appelée viviparisme. C’est un problème majeur lors du stockage et de la vente au détail.
Cette cucurbitacée se caractérise par une grande diversité, avec des fruits de couleur, de taille, de forme (avec possible présence d’épines) et de composition phytochimique différentes. Tout cela influence le goût. Actuellement, douze groupes variétaux sont reconnus au sein de l’espèce. Ceux qui ont une importance commerciale sont virens levis et nigrum spinosum. En métropole, la chayote commercialisée est de couleur vert pâle à blanc jaunâtre, piriforme avec plusieurs sillons longitudinaux.

C’est une plante tubéreuse vivace monoïque dont les fleurs mâles sont portées en grappes et les femelles sont isolées avec une pollinisation assurée par les insectes. Sous nos latitudes, elle peut être cultivée comme une annuelle pour une production en automne. Afin de bénéficier de sa caractéristique de vivace, il faut supprimer les lianes et protéger les pieds du gel. La multiplication se fait par semis ou bouturage. En métropole, la plantation doit se faire de mars à mai lorsque la température du sol atteint un niveau suffisant (supérieure à 10 °C). Les sols idéaux doivent être bien drainés, riches en matière organique et avoir un pH compris entre 4,5 et 6,5. Il faut choisir un endroit ensoleillé et prévoir des supports qui peuvent être un arbre, mais attention, si la chayote craint le froid, elle craint aussi les températures trop élevées (au-dessus de 30 °C) qui provoquent des chutes de fleurs et de nouaison. Pour une croissance optimale, la chayote a besoin de températures douces de 20 ˚C à 25 ˚C (avec des limites de 12 ˚C à 28 ˚C).
Dans certaines conditions, des tubercules sont générés après la première année de croissance et contiennent une quantité substantielle d’amidon de qualité et de fibres.
