Le Jardin Atlantique, une performance technique
Situé sur la dalle qui recouvre les voies de la gare Montparnasse, à Paris, le Jardin Atlantique est le fruit de prouesses qui ont dû concilier de nombreuses contraintes.

Expérimentation technique
Comment faire pousser de grands arbres dans une fine couche de terre sur une dalle de béton ? Comment transformer une poutre rectiligne en un défilé d’arbres multicolores, une poutraison systématique en une pelouse ondulante ?
Tout cela fut possible en s’extirpant des modèles des jardins conventionnels ! Ceux-ci auraient été incapables de répondre à des questions aussi saugrenues et qui exigeaient des réponses efficaces.
Les arbres peuvent mobiliser leur intelligence racinaire ! C’est en laissant des fenêtres ouvertes dans le fond des jardinières que les racines ont pu s’échapper ! Les arbres se développèrent sans proportion avec le volume de terre qui leur était laissé imparti à l’origine !
Cette technique se révéla si fructueuse (les arbres sont immenses après trente ans) que je la dénommai « nappe pédologique ».
L’innovation n’était pas une option
Les jardins contemporains devraient suivre cette idée, car les conditions de leur création sont presque toujours originales, du fait même de la société, des espaces de la ville, des énergies, du climat, des évolutions culturelles…
Avec de telles contraintes, il serait bien maniéré de vouloir créer un jardin « naturel », qui serait bien plus « artificiel » qu’un vrai jardin assumant l’artifice ! Être contemporain ne se choisit pas !
